TIME-OUT AVEC
MATHIAS LESSORT

laisser une trace dans le monde du basket

L’exemple des grands frères   

“Comme tous les petits frères, je voulais faire comme mes grands frères, c’est comme ça que je suis tombé dans le basket.“

C’est grâce donc à Gregory et Gary que nous avons la chance de voir Mathias sur les parquets européens, le premier est joueur professionnel aux Sables Vendée en National 1, le second est préparateur physique. Le sport est donc omniprésent dans le quotidien de la fratrie. 

Sa formation en France et ses débuts en Pro

Originaire du village de Morne-Vert en Martinique, Mathias rejoint ensuite le Pole Outre-Mer Basket et c’est finalement à 15 ans qu’il rejoint la Métropole et le centre de formation de l’Elan Chalon. Double champion de France Cadet en 2012 et 2013, champion de France Espoir en 2013 et vainqueur du trophée du Futur la même année, le tout en dominant sur le terrain. Mathias fait fortes impressions et cette même année, il est sélectionné au Nike Global Challenge à Washington où il fait partie de la sélection internationale. 

C’est en toute logique, que Jean-Denys Choulet le fait intégrer le groupe professionnel pour la saison 2014-2015. 

Mathias rejoint Nanterre pour la saison 2016-2017 et réalise une bonne saison sur le plan individuel avec 10,3 points et 7 rebonds de moyenne mais c’est sur le plan collectif que Nanterre réalise une saison exceptionelle avec le titre de champion de France mais également celui de la Fiba Eurocup. 

A la suite de cette saison Mathias rejoint l’Etoile Rouge de Belgrade afin de découvrir l’Euroleague.



Un vrai globe-trotteur

Mathias enchaine les saisons mais également les destinations: Malaga, Munich, Monaco, Maccabi, Belgrade et désormais Athènes avec le Panathinaïkós. 

“Le fait de découvrir des nouvelles cultures, ça m’a permis de grandir, de gagner énormement en maturité. Lorsque j’arrivais dans une nouveau pays, je me mettais dans ma bulle, j’observais énormément ce qui se passait autour de moi et quand j’étais prêts je m’ouvrais avec les personnes avec lesquelles je me sentais bien. J’ai eu aussi beaucoup de chance de faire que des belles villes donc je ne peux pas vraiment me plaindre."



“Pour moi, en début de carrière c’était inimaginable de jouer dans toutes ces équipes, je pensais que j’allais être un bon joueur de Pro A référencé.

J’ai toujours pris les choses étape par étape sans essayer de planifier ce qu’il allait se passer pour moi dans le futur.  J’ai toujours cru en moi, mais dans le sport de haut niveau il y a tellement de chose qu’on ne maitrise pas. En Euroleague il n’y a pas forcément les meilleurs joueurs européens, en NBA il n’y a pas que les meilleurs joueurs du monde. Dans les deux cas, il y a des joueurs talentueux, qui ont eu ou non les opportunités et qui ont oui ou non convertis ces opportunités là.“ 

En 2021, une nouvelle opportunité se manifeste et Mathias signe au Partizan Belgrade, la suite est digne des plus belles comédies romantiques.


SON HISTOIRE D'AMOUR AVEC LE PARTIZAN

“J’ai tout de suite adoré les supporters du Partizan, mais il y a un match qui m’a vraiment marqué et où j’ai eu le coup de foudre pour eux. C ’était un match de coupe contre nos rivaux de l’Etoile Rouge, c’est le seul match de l’année où les supporters des deux équipes sont acceptés pour la rencontre, donc c’est un combat sur le terrain pour les joueurs mais également en tribunes. On perd ce match de 20 points, on s’est fait dominé tout le match, et à la fin du match je pensais que les supporters allaient nous huer mais c’est tout le contraire qu’il s’est passé. Ils faisaient encore plus de bruit que les supporters de l’Etoile alors qu’ils avaient gagnés, ils ont chanté pour nous pendant 30 min, y avait des joueurs et des personnes du staff qui pleuraient tellement ils étaient émus. C’est là que j’ai pris conscience de que que le club représenté pour ces gens-là, j’en avais des frissons. J’ai vu leur loyauté envers nous et je me suis fais la promesse de toujours me donner à fond pour eux.“

Mathias parle avec beaucoup d’émotion et de respect de certains moments qu’il a vécu grâce à ces supporters là: lorsque une salle de 20.000 scande son nom ou bien récemment lorsque Mathias est accueilli par des dizaines de supporters avec des fumigènes à Paris en plein milieu de la soirée. Si malheureusement sur le plan sportif le Partizan, n’a pas réussi à se qualifier au Final Four, Mathias sur le plan individuel est élu dans le 5 majeurs de la compétition et confirme son statut de joueurs stars en Euroleague. 

Après deux saisons pleines en Serbie et des souvenirs pleins la tête, c’est désormais en Grèce et plus précisément au Panathinaïkós que Mathias apportera tout son talent.

“Ma relation avec les supporters du Partizan, est l’une des choses les plus forte que j’ai vécu sur le plan humain, tous ces gens là sont devenu comme ma famille“


SON ARRIVÉE AU PANATHINAÏKÓS

Fraichement arrivé cet été, Mathias fait partie d’un recrutement XXL pour le club grec avec Sloukas, Hernangomez, Nunn et donc lui-même sans oublier le coach Ergin Ataman. Forcément le club vise une participation au Final Four et le titre mais Mathis voit ça d’un œil différent: 

“Je prends chaque match les uns après les autres, tout d’abord il faut se qualifier en playoffs et après on verra pour le Final 4 et le titre. On est une très bonne équipe sur le papier mais il faut donner du temps à l’équipe.“ 

Après un début de saison compliquée, le Panathinaïkós joue de mieux en mieux et l ’équipe est actuellement aux portes du Play-in, ainsi cela confirme les propos de Mathias. 


Nous avons profité de la présence de Mathias pour lui poser quelques questions:

FAQ EUROLEAGUE

TOP 3 des joueurs les plus sous estimés en Euroleague cette saison: 

-Jerian Grant (Panathinaïkós)
- Bruno Caboclo (Partizan Belgrade)
- Damien Inglis (Valencia)

5 majeur de rêve cette saison (sans s’inclure): 

- Campazzo (Real Madrid)
- Kevin Punter (Partizan Belgrade) 
- Hezonja (Real Madrid)
- Mitoglou (Panathinaïkós)
- Tavares (Real Madrid)

TOP 3 des salles avec les ambiances  les plus hostiles en tant qu’adversaire (interdiction de citer le Partizan et le Pana): 

- Etoile Rouge de Belgrade
- Olympiacos
- Maccabi Tel Aviv

L’équipe de France: Objectif JO 2024?

“Après avoir manqué les derniers JO, c’est forcément un objectif en 2024 surtout que c’est en France. Je vis au jour le jour, je suis focus sur ma saison avec le Pana, si Vincent me dit que je mérite d’être dans le groupe tant mieux, si je ne suis pas sélectionné je vais quand même être derrière les gars.“ 

Mathias revient également sur la dernière coupe du Monde décevant de l’Equipe de France. 

“On a toujours fait de très beaux résultats sur les 4 dernières campagnes en EDF, malgré une bonne préparation dans l’ensemble on s’est cassé les dents lors de la compétition. La blessure de Frank Ntilikina a été un gros facteur pour moi, sur l’aspect défensif mais également sur la façon de gérer l’équipe en phase offensive.

Je ne pense pas qu’il faut tout remettre en question vis-à-vis de cette compétition.

Je comprends que la déception des français, car nous même nous l’étions, on a sacrifié toutes nos vacances pour cette compétition. Quand on fait tous ces sacrifices pour échouer à la fin, c’est vraiment difficile à digérer. On a envie de montrer un autre visage lors des JO“ 

A moins de 9 mois des Jeux Olympiques en France, l’équipe de France à toutes les cartes en main pour préparer au mieux sa compétition, avec en espérant la présence de Mathias au sein de l’effectif.


Où te vois-tu dans 5 ans?

“J’espère que j’aurai joué en NBA ou sinon gagné l’Euroleague, une fois ou plusieurs fois même. J’espère également laisser une trace dans le monde du basket et inspiré la nouvelle génération. Pour finir, un titre avec l’EDF et surtout une médaille Olympique à Paris“

Nous tenions à remercier Mathias pour le temps accordé et nous lui souhaitons une excellente saison pleine de réussite à lui mais également au club du Panathinaïkós. 

Door Sacha S

Sacha is Bouncewear's Community Manager for France. He connects with athletes, clubs and events to further extend the Bouncewear Family. He has worked for Fiba and Combine Academy so his world revolves around the orange ball just as much as ours.